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 L'euthanasie et ses frontières

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astrophyl
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MessageSujet: L'euthanasie et ses frontières   Jeu 10 Fév 2011 - 20:53

Que faut-il faire face aux différents cas de figures qui peuvent se présenter?
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Pulstars
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Jeu 10 Fév 2011 - 20:55

Lesquels ?

_________________
http://www.sceptiques.qc.ca/  

« On ne sait que lorsqu'on sait peu, avec le savoir croît le doute. » (Goethe)
« La qualité d’une expérience se mesure au nombre de théories qu’elle fait tomber. »
« Oser savoir en utilisant sa raison critique c’est le fondement de notre modernité, cela reste la condition de son avenir.» (Emmanuel Kant)
« Seul a un caractère scientifique ce qui peut être réfuté. Ce qui n'est pas réfutable relève de la magie ou de la mystique. » (Karl Popper)
« Une théorie est scientifique si et seulement si elle susceptible d'être réfutée ; elle n'est pas vraie, mais tout au plus admise provisoirement. » (Karl Popper)
« Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques ; et ce que la science ne peut pas découvrir, l'humanité ne peut pas le connaître. » (Bertrand Russell)
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astrophyl
Singularité


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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Jeu 10 Fév 2011 - 21:03

face à la souffrance d'un proche qui demande l'euthanasie
face à la souffrance d'un proche qui n'a plus toute sa tête, a-t-on le droit de prendre une telle décision?
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Pulstars
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Jeu 10 Fév 2011 - 21:17

Je suis fermement opposé à la peine de mort sous toute ses formes.

La volonté de mourir est la conséquence de la souffrance ingérable.
On n'a pas envie de mourir quand on ne souffre pas. Le problème n'est pas la vie, mais la souffrance.

Le suicide est un débat connexe. Le suicide est un état de souffrance, et non une volonté de mourir.
Les suicidaires qui ont surmonté leur souffrance psychologique ne veulent plus mourir.

Je l'affirme, la mort n'est pas une solution. Mais si cette issue est inévitable, la décision doit pouvoir appartenir à la personne concernée, pas par l'intermédiaire d'un tiers.

Le vrai problème est la souffrance. Il faudrait ne pas pouvoir souffrir, même si la mort est proche. Partir naturellement mais sans souffrir, c'est ça que je veux dire.

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Neptune
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Ven 11 Fév 2011 - 11:11

D'abord, astrophyl, pourrais-tu préciser un peu plus tes questions ? Je dis ça car les questions à l'emporte-pièce me laissent pantois... J'aime bien quand on explique pourquoi on pose la question, c'est-à-dire dire ce qui fait problème, préciser de quoi l'on parle (et pas seulement dire "ces situations", comme si on savait à l'avance ce que tu avais en tête) Wink Je ne dis pas ça contre toi, c'est juste pour que les choses soient claires dans l'esprit des gens qui nous lisent...

J'aimerais vous faire part d'un texte que j'ai écrit à propos d'une question que l'on m'a posée sur l'euthanasie et en réponse aussi à une synthèse de presse (celle-ci) qui m'a été montrée.

J'écrivais (désolé pour les remarques qui font références à des propos que l'on a tenu en dehors de ce texte, une partie du débat s'est d'ailleurs fait à l'oral) :

Je reconnais tout à fait que la présence des proches ou qu'un accompagnement en général peut permettre d'éviter le fait qu'une personne en fin de vie veuille mourir avant que la mort naturelle n'arrive. Je reconnais aussi qu'un traitement efficace de la douleur peut permettre d'arriver au même résultat, bien qu'il faut avoir conscience que parfois, à un certain moment, la douleur ne peut plus être supprimée totalement. Le problème me paraît être dans la forme de l'argumentation qui est utilisée dans la synthèse de presse : comme un bon accompagnement permet de supprimer les demandes de mort, alors il est inutile de donner un "droit à la mort" et de dépénaliser l'aide au suicide ou l'euthanasie (les deux n'étant pas identiques, je m'expliquerai plus bas). Autrement dit, comme il y a la possibilité de faire disparaître les demandes de mort, on passe outre le fait qu'il peut rester des cas où la personne veuille tout de même mourir. L'argument de l'accompagnement me semble donc insuffisant. Comme il y a la possibilité d'un accompagnement, il n'y a aucune raison de dépénaliser.

Personnellement, je pense que l'État n'a pas à intervenir dans le fait qu'une personne puisse se donner la mort. On peut tout à fait avoir des raisons morales d'être contre, mais selon moi la loi n'a pas à mettre son nez là-dedans à partir du moment où il s'agit d'un suicide pur et simple, à savoir qu'une personne décide de se tuer, sans qu'il y ait eu incitation par un tiers. D'ailleurs, depuis le Code pénal de 1810, le délit de suicide n'existe tout simplement plus, et les seules fois où la loi parle du suicide, c'est dans le cas où un tiers aurait poussé au suicide. Ainsi, le suicide n'est pas pénalisé, il n'est pas interdit par la loi, on est donc libre de se suicider. Tu n'as pas été très clair sur ce point, et si tu penses que la loi dit le contraire, il faudra me trouver le texte. Je précise que j'ai moi-même fait des recherches avant d'écrire.

Il me faut maintenant distinguer aide au suicide et euthanasie. Dans l'aide au suicide, un ou des tiers met(tent) à disposition à une personne qui exprime la volonté (on présuppose qu'elle est libre, à moins de considérer qu'une personne en fin de vie devient de fait non-libre, ce qui n'est pas absurde non plus) de mourir des moyens pour mourir mais c'est la personne demandant la mort qui réalise elle-même le suicide (c'est elle-même qui prend le gobelet de comprimés, qui pousse sur le seringue, etc.). Dans le cas de l'euthanasie, c'est le tiers qui le fait.

L'aide au suicide et le suicide peuvent paraître différents puisqu'un tiers entre en jeu. En réalité, le tiers n'entre pas en jeu, à mon avis. Le tiers, en effet, et en tout cas en théorie (mais je sais, des dérives sont TOUJOURS possibles, mais heureusement que l'on ne légifère pas qu'à partir des dérives car on serait dans un État totalement sécuritaire), ne vient pas influer sur la volonté libre de la personne demandant la mort. En fournissant les moyens de mourir, le tiers ne donne pas non plus la mort à la personne puisque ce n'est pas ce tiers qui administre la dose létale. En cela, jusqu'au dernier moment, la personne désirant mourir peut à tout moment décider de ne plus mourir, ce qui montre bien, il me semble, que c'est la personne seule qui commettra (ou non) l'acte qui la tuera : bref, c'est un simple suicide.

Le problème, c'est que ceci est en contradiction avec l'article 223-6 du Code pénal : en effet, l'aide au suicide viole le principe de non-assistance à personne en danger, puisque l'on donne les moyens à quelqu'un de se tuer et que l'on ne fait rien pour l'en empêcher. À moins d'inclure une exception dans la loi, je ne vois pas comment répondre à ce problème. Je sais, des dérives seront alors tout à fait possibles. Il faudrait donc encadrer la pratique, non pas parce qu'il faudrait contrôler (je fais exprès de ne pas préciser quelle institution devrait s'en charger) le fait en lui-même qu'une personne se donne la mort, mais qu'il faut contrôler le fait que c'est bien la personne elle-même qui désire mourir, pas sous la menace ou sous les incitations d'un tiers. De là, à moins de croire sur parole la déclaration de la personne qui dit vouloir mourir, je ne vois pas trop non plus comment faire autrement, car elle pourra toujours mentir à la personne qui contrôle le fait que c'est bien elle, par elle-même, qui désire mourir (et pas à cause d'incitations ou de menaces).

Bref, je suis pour la légalisation de l'aide au suicide. Pour l'euthanasie, je ne suis pas encore assez au point pour en dire plus, un des problèmes centraux étant que le tiers est actif dans la mort de l'autre. Le sujet me paraît encore trop compliqué pour m'exprimer de manière certaine (et ça résulte aussi de notre discussion).

Pour en revenir à la synthèse de presse, ce n'est pas parce que l'on peut éviter dans certains cas à une personne de vouloir demander la mort que l'on doit pour autant avoir une législation qui interdise tout moyen à une personne de demander la mort. Le passage de l'un à l'autre ne me paraît pas du tout aller de soi car je ne vois pas pour quelle raison, sous prétexte que certaines personnes (pas toutes, comme la synthèse veut le faire croire) ne veulent plus demander la mort, on interdit à tous de demander la mort. C'est supprimer a priori une liberté sous prétextes que certains n'utiliseront pas a posteriori leur droit de demander la mort par suicide assisté (dans le cas d'une législation qui viendrait à l'autoriser). L'aide au suicide me paraît un bon compromis entre l'état actuel de la loi et la légalisation de l'euthanasie, en attendant de réfléchir un peu plus sur le cas de l'euthanasie.

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Sam 12 Fév 2011 - 18:03

Je prefere de donner mon opinion a ce sujet dans ma propre langue,mais parce que je me trouve en (dans un?) forum francais (e?),je continue en francais.

Je pense que l'executer d'une euthanasie sans ou avec d'aide est un grand probleme dans des pays qui ont one grande influence d'eglise RC et ses groupes politiques.

Je n'aime pas le mot "suicide", c'est une choix d'un person pour quitter la vie a sa propre maniere.
Le mot suicide a-t-une connection avec tuer par des criminels et rien a faire avec un person qui veut avoir la liberte pour chosir sa propre date de mourir sans regles d'état ou de religion.

Je prefere le mot l'euthanasie si on ne va pas traduire ce mot en suicide,ce nést pas correct du tout,c'est une choix pour une mort sans douleur

Autrefois on visitait ou invitait son medecin pour aide dans un cas de malade grave/serieuse(de tout le corps incl.mental).

Il ferait mieux que l'etat et les religieux sont actives en matiere de prevenir des guerres et laisser faire un simple person qui a trop de probleme sans solution pour lui.




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MessageSujet: Re: L'euthanasie et ses frontières   Sam 12 Fév 2011 - 18:11

Ce n'est pas à l'État ni à la religion de décider, c'est une question de liberté individuelle.

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