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Philosophie générale

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Sujet de philo du Bac 2009

 
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Revue du sujet
AuteurMessage
Pulstars
Jeu 18 Juin 2009 - 20:51  

Une fois qu'on possède ce qu'on désire, on ne le désire plus. Le désir dure aussi longtemps que l'objet du désir n'est pas obtenu. Bref, certains se contentent du désir seul, et d'autres de l'objet du désir, et seuls ces derniers souffrent.


Quand le désir se confond avec l'objet du désir, on obtient la phrase suivante : je désire désirer. Et son opposée est : je désire ne plus désirer. Ce qui fait que l'objet est obtenu à l'instant même où on le veut, ou ne devoir rien désirer du tout dans le cas opposé.
Clavius
Jeu 18 Juin 2009 - 16:26  

Salut

"Est-il absurde de désirer l'impossible ?"

Je dirais qu'il n'est que possible de désirer une chose impossible, puisque par définition on ne pourra jamais l'avoir Smile
Pulstars
Jeu 18 Juin 2009 - 14:34   Sujet: Sujet de philo du Bac 2009

Voici les sujets de philosophie selon les séries du Bac de l'année 2009.
Par un bref paragraphe concis pour chacune des questions, je formule ma réponse.

"Que gagne-t-on à échanger?"

Un proverbe tibétain dit : "Quand deux sages confrontent leurs idées, ils en produisent de meilleures ; le jaune et le rouge mélangés produisent une autre couleur."
L'expérience personnelle de chaque individu est une richesse à partager. C'est une façon de se représenter des opinions mises en communs, en préférant un mode de pensée multicolore, plutôt que de se contenter que de sa propre et seule expérience selon un mode de pensée unique. Ainsi, un homme crédule enfermé dans son système de croyances reste prisonnier de ses opinions. Mais lorsqu'il partage ses idées et les confrontent avec un autre homme ayant des idées opposées comme l'attitude sceptique, il devient capable de se remettre en question et de se convaincre qu'il avait peut-être tort. On gagne à se remettre en question à échanger, c'est le principe de l'autocritique. Echanger est une sagesse qui permet à chacun de redéfinir ses propres repères, en choisissant le meilleure chemin possible. Un proverbe berbère dit : "Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton coeur". Ce qui montre que l'échange peut concerner les choses matérielles, affectives ou intellectuelles.

Echanger n'est possible que dans la tolérance des opinions d'autrui, en l'absence de censure. L'échange n'est possible que dans une société démocratique. On ne gagne rien dans une société qui applique la censure et l'interdit.


"Est-il absurde de désirer l'impossible ?"

Désirer l'impossible, c'est une expression autocontradictoire. Cet oxymoron présente à la fois le désir, qui est une aspiration à la réalisation d'un acte dont le désir est la cause, et à la fois l'impossible, lequel est la négation même de l'acte devant être la conséquence logique du désir. L'expression "Est-il absurde de désirer l'impossible ?" présente ainsi une incohérence qui la définit comme absurde.

A contrario, au-delà de l'absurde, l'expression représente un désir inassouvi, frustré, qui peut se résumer par l'expression suivant : "l'espoir fait vivre". L'espoir pour certains est une raison de vivre, pour donner un sens à la vie. Mais n'est-ce pas contradictoire de donner un sens à une chose absurde en soi ?

"Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?"

La science se définit par l'établissement de connaissances à partir de faits empiriques. Des questions ont des réponses lorsque celles-ci concernent des phénomènes observables. Il s'agit alors de réponses sous forme de théories scientifiques, ces théories pouvant décrire des faits de façon à peu près fiable, et pouvant prédire des données quantitatives à partir de lois de la physique, ces théories pouvant s'affiner au moyen d'expériences reproductibles. La science ne peut ainsi répondre qu'aux questions scientifiques, c'est-à-dire spécifiquement dans son propre domaine. Elle ne répond pas aux questions qui se démarquent de la scientificité. La science décrit le "comment", tandis que la métaphysique ou la foi tente de répondre, en général, au "pourquoi". La science ne peut pas établir de connaissances sur la base de choses qui ne peuvent être observées ou expérimentées.

"Le langage trahit-il la pensée?".

La pensée est le langage. La pensée est l'essence de l'être et le langage en est la structure, la substance. Si la pensée et le langage sont un, alors si la pensée est inconnaissable et
que le langage est connaissable, alors les faits sont distincts du langage et le langage n'est pas la pensée. Argument rejeté car cela contredirait le "cogito ergo sum". L'expression de Descartes "Je pense donc je suis" équivaut à dire que la pensée est l'être. L'être est le langage, et le langage trahit la pensée car il en est la mesure. Le langage est connaissable parce qu'il est communicable, transcriptible, il est une information. La pensée, essence de l'être, est en soi inconnaissable : personne ne peut deviner les pensées d'autrui. Le langage est un phénomène produit par la pensée qui est un noumène.