Pour compléter ce topic, on peut déduire d'autres propositions vraies :
- l'ensemble de toutes les théories scientifiques n'est pas une théorie scientifique.
Ce qui signifie qu'une théorie du Tout qui stipule que l'univers dans sa globalité peut être mis dans une seule équation n'est qu'une illusion.
Autre axiome fondamental :
- une partie des éléments d'un ensemble ne peut pas connaître l'ensemble dans sa totalité- en clair, l'ensemble de TOUT ce qui est connaissable n'est pas connaissable.Ce qui signifie que l'esprit humain ne peut pas être connaissable dans sa totalité. C'est l'incomplétude de l'esprit. Il existera toujours une part de soi ou d'autrui qui restera à jamais inconnaissable.
Pour reprendre les aspects de la cosmologie :
- si l'univers contient TOUT ce qui existe ;
- et puisque l'univers ne se contient pas lui-même ;
- alors l'ensemble de tout ce qui existe n'est pas ce qui existe ;
- donc l'univers "n'existe" pas et ne contient pas tout ce qui existe ;
- cela pourrait sous-entendre l'existence d'innombrables univers parallèles, mais c'est indémontrable.Remarque : indécidabilité de l'existence, incomplétude du tout. Voila ma conclusion.
Remarque générale : lorsqu'on aborde la notion d'infini et de totalité, on tombe sur des paradoxes, des étrangetés, des découvertes originales ou des contradictions.
Je nie l'infini sauf en tant que concept : si l'infini en tant qu'essence est illimité, le concept de l'infini est un concept fini défini dans un langage fini. Mais le concept de l'infini n'est pas l'infini. De même, le concept du néant n'est pas le néant. Le néant c'est moins que du "rien", mais un concept c'est "quelque chose" qui contredit la vacuité du néant.
J'ai fait il y a quelques temps une démonstration de l'absurdité du concept de perfection absolue, que je reproduis ci-dessous :
Réfléchissons attentivement sur le concept de perfection.
Si la perfection réunit tout ce qui est vrai, beau, éternel, et toutes les qualités positives, on suppose qu'elle n'admet aucune erreur, ni la mort, ni rien de négatif.
Si les erreurs n'existaient pas pour permettre la perfection, qu'obtiendrions-nous ? Dans la théorie de l'évolution de Darwin, les espèces vivantes procèdent par essais : si ça marche, elles survivent et peuvent se reproduire et avoir une descendance, si ça ne marche pas elles disparaissent sans avoir de descendance.
Les erreurs peuvent parfois stimuler l'évolution, grâce notamment à la mort qui permet de recycler la matière organique, ainsi que les risques pris par des animaux qui peuvent permettre une meilleure adaptation aux milieux.
Sur le plan de la psychologie humaine, les erreurs permettent de forger la personnalité individuelle grâce à l'expérience de la vie. Les erreurs sont une forme d'apprentissage. Les erreurs sont une source de sagesse. Quiconque n'a jamais quitté son pays est rempli de préjugés. Quiconque voyage apprend à connaître d'autres cultures et à prendre conscience de ses erreurs passées.
Maintenant, revenons au concept de perfection : ni mort, ni erreurs, cette absence de qualités négatives serait-elle bonne pour la vie et la survie ? Il semble que non.
Sans les erreurs, il n'y aurait pas d'évolution biologique et génétique, et les espèces stagneraient et même s'éteindraient sans pouvoir s'adapter. Sans erreurs, chaque être
humain n'apprendrait rien de la vie, et resterait immature ou insociable.
Si la perfection existait, la vie et son évolution ne seraient pas possibles. Or la vie existe, donc la perfection n'existe pas.
Réfléchissons, si la perfection existait, il n'y aurait que du beau, du vrai, du sain. Mais si les qualités négatives étaient exclues et inexistantes, comme la laideur, la maladie et la souffrance, la perfection serait-elle capable d'empathie, de compassion, de respect et d'altruisme ? Les aspects négatifs de la vie existent, donc la perfection n'existe pas. La Nature est neutre et impartial à travers l'équilibre de tous les contraires : vie/mort, santé/maladie, intelligence/connerie, scepticisme/obscurantisme, vérité/mensonge, amour/haine...
La perfection entraîne un problème éthique : nous respectons les hommes parce qu'ils peuvent souffrir (physiquement de maladies, ou moralement à cause de leurs différences) ou mourir. Si personne n'était sujet à la souffrance ni à la mort, le respect et l'empathie seraient-ils des concepts connus ?
Exemple :
Je frappe mon voisin, il a mal. Il souffre. L'adage dit de ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse. Simplement parce que l'irrespect entraîne la souffrance. L'empathie permet de respecter autrui parce que nous, en tant qu'humains, pouvons
souffrir comme nos semblables.
Ensuite, supposons que je frappe un être qui ne connaît pas la souffrance
ni le moindre mal (un ange, un extraterrestre, un fantôme... ) ni ne peut éprouver de l'empathie pour autrui.
Il reste indifférent sur son sort et ne considère pas la violence comme une aggression. Donc le concept de respect lui est inconnu s'il n'a jamais eu l'expérience de la douleur. Un être parfait ne connaîtrait pas la souffrance ni l'empathie, et ainsi il ne serait pas parfait.
Nous le voyons, chaque qualité positive a besoin de son contraire pour exister. Si nous tentions de ne réunir que les qualités positives en excluant les qualités négatives pour avoir la perfection absolue, nous obtiendrions des contradictions. En effet, la perfection c'est toutes les qualités : le respect, l'empathie, le bonheur, etc. Mais il suffit d'y ajouter
l'éternité, la santé, pour entrer en contradiction avec l'empathie et le respect.
Si la perfection pure existait, elle ne pourrait donc pas réunir la totalité des qualités positives.
Pour conclure, l'intelligence est-elle une qualité positive ? Les biologistes savent que l'intelligence est propre à tous les animaux prédateurs, comme l'homme, les araignées, les chiens, les chats...
L'intelligence permet d'élaborer des stratégies pour capturer des proies difficiles. L'intelligence c'est l'anticipation des comportements. Est-il moralement mal de tuer, même pour se nourrir ? Si c'est mal de tuer, alors c'est mal d'être intelligent. Si c'est bien d'être intelligent, c'est bien de tuer.
On le voit, la perfection absolue entraîne nécessairement des contradictions.
Si Dieu existe, alors il ne peut pas absolument être parfait.