 | Forum PARSEC Philosophie, Astronomie, Rationalisme, Science, Esprit Critique |
| | Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand | |
| | | Auteur | Message |
|---|
NGC6543 Astromodérateur


 Age : 19 Inscrit le : 02 Fév 2006 Messages : 281
| Sujet: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Sam 18 Fév 2006 - 9:43 | |
| Voici une pièce que j'ai découverte il y a plusieurs années, et que j'apprécie énormément. "Cyrano de Bergerac" est une pièce de théâtre écrite par Edmond Rostand en 1897. Il s'inspire d'un personnage réel, Savinien Cyrano de Bergerac. Mais à présent, on peut dire que le Cyrano fictif est plus connu que le Cyrano réel...
Pour résumer (très brièvement) la pièce, Cyrano est un personnage intelligent, poète et manie bien le fleuret. Cependant, il est affublé d'un long nez qui le rend laid, à son grand dam...
Il tombe amoureux de sa cousine Roxane. Mais celle-ci est éprise de Christian, (et c'est réciproque) un jeune homme au beau visage mais dont la cervelle fait cruellement défaut.
Une tirade célèbre est la "tirade du nez", où il décline sous divers tons la longueur de son nez. Notamment sur le ton descriptif :
"C'est un roc ! ... C'est un pic ! ... C'est un cap ! ... Que dis-je, c'est un cap, c'est une péninsule !"
Texte complet de la tirade ici. _________________ L'ignorance est la nuit de l'esprit, et cette nuit n'a ni lune ni étoiles. Proverbe chinois
Dernière édition par le Mar 12 Sep 2006 - 18:20, édité 1 fois |
|  | | Neptune Administrateur principal


 Inscrit le : 11 Oct 2004 Messages : 1691 Loisirs : Astronomie, philosophie
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Sam 18 Fév 2006 - 11:44 | |
| Je l'ai lu en 3ème pour le collège. Effectivement c'est un très bon livre. Il est vrai que Cyrano a beaucoup d'esprit et il est très attendrissant. C'est un livre que je vous conseille ! Je le relirai bien mais j'ai déjà plein de trucs à faire pour le lycée
 _________________ Neptune, administrateur À votre service |
|  | | NGC6543 Astromodérateur


 Age : 19 Inscrit le : 02 Fév 2006 Messages : 281
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Mar 21 Fév 2006 - 22:45 | |
| Ahlala, le travail...
Cependant, dès que tu as un instant de libre, n'hésite pas, le livre en vaut la chandelle !  _________________ L'ignorance est la nuit de l'esprit, et cette nuit n'a ni lune ni étoiles. Proverbe chinois |
|  | | Oxy Mur de Planck

Inscrit le : 21 Mai 2006 Messages : 6
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Lun 19 Juin 2006 - 13:41 | |
| je viens de terminer la lecture de ce livre et je suis content de m'y être plongé. Il faut dire que vous y êtes pour pas mal, je ne pense pas que je l'aurais lu si vous n'en aviez pas parlé. Il est vraiment très bien. Si vous avez d'autres lectures à me conseiller, je suis preneur  |
|  | | Thal Système planètaire


Inscrit le : 13 Oct 2004 Messages : 161
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Lun 19 Juin 2006 - 21:28 | |
| Je ne l'ai jamais lu en entier, mais ce livre me fait beaucoup penser à Neptune... Car je me souviens qu'il l'adorait et qu'il disait de moi que j'étais sa roxane 
lol De plus je me souviens qu'à mon brevet Blanc de l'année dernière, c'était un sujet sur Cyrano qui était tombé!  _________________ On est libre de croire qu'on est con, mais on est con de croire qu'on est libre!! !!  * http://www.interstars.net |
|  | | Neptune Administrateur principal


 Inscrit le : 11 Oct 2004 Messages : 1691 Loisirs : Astronomie, philosophie
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Lun 19 Juin 2006 - 22:24 | |
|  _________________ Neptune, administrateur À votre service |
|  | | NGC6543 Astromodérateur


 Age : 19 Inscrit le : 02 Fév 2006 Messages : 281
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Mar 20 Juin 2006 - 10:11 | |
| Cela me ravit de savoir que tu as apprécié le livre dont je parlais en haut, Oxy ! 
Je vais tenter de te trouver d'autres livres que je pourrais te conseiller, mais si tu me précisais quels sont tes préférences en matière de style ou d'auteur, cela rendrait mes conseils plus adaptés...  _________________ L'ignorance est la nuit de l'esprit, et cette nuit n'a ni lune ni étoiles. Proverbe chinois |
|  | | Oxy Mur de Planck

Inscrit le : 21 Mai 2006 Messages : 6
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Mar 20 Juin 2006 - 18:46 | |
| je n'ai pas vraiment de thèmes/auteurs de prédilection, je pense pas être vraiment difficile et plutôt courageux devant un pavé . C'est vrai qu'en ce moment j'aimerais m'éloigner du roman donc... tout sera bienvenue voilà merci |
|  | | NGC6543 Astromodérateur


 Age : 19 Inscrit le : 02 Fév 2006 Messages : 281
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Mar 12 Sep 2006 - 18:51 | |
| Pour revenir un peu vers Cyrano... Voilà un passage que les astronomes amateurs devraient apprécier ! 
Tout d'abord, une petite explication sur le passage, notamment sa situation dans la pièce...
Cyrano est donc un homme au long nez disgrâcieux, mais ses paroles et son intelligence sont hors du commun. Sa cousine, dont il est secrètement amoureux, a rendez-vous avec le comte de Guiche. Mais cette dernière ne l'apprécie pas fort et aime Christian, avec qui elle désire se marier.
Roxane demande donc à Cyrano de retarder d'un quart d'heure de comte de Guiche, afin de pouvoir se marier rapidement avec Christian. Ce qu'il fait dans cette scène.
Autre note : Cyrano a demandé à des joueurs de musique de jouer un morceau lorsque quelqu'un s'approche : un air joyeux si c'est une femme, un air triste si c'est un homme.
Scène XII
Cyrano, seul.
CYRANO
Comment faire perdre à De Guiche un quart d´heure. (Il se précipite sur le banc, grimpe au mur, vers le balcon) :
Là !... Grimpons !... J´ai mon plan !...
(Les théorbes se mettent à jouer une phrase lugubre) :
Ho ! c´est un homme !
(Le trémolo devient sinistre) :
Ho ! ho ! Cette fois, c´en est un !...
(Il est sur le balcon, il rabaisse son feutre sur ses yeux, ôte son épée, se drape dans sa cape, puis se penche et regarde au dehors) :
Non, ce n´est pas trop haut !...
(Il enjambe les balustres et attirant à lui la longue branche d´un des arbres qui débordent le mur du jardin, il s´y accroche des deux mains, prêt a se laisser tomber) : Je vais légèrement troubler cette atmosphère !...
Scène XIII
Cyrano, De Guiche.
DE GUICHE (qui entre, masqué, tâtonnant dans la nuit)
Qu´est-ce que ce maudit capucin peut bien faire ?
CYRANO :
Diable ! et ma voix ?... S´il la reconnaissait ?
(Lâchant d´une main, il a l´air de tourner une invisible clef) :
Cric ! crac !
(Solennellement) :
Cyrano, reprenez l´accent de Bergerac !... DE GUICHE (regardant la maison) :
Oui, c´est là. J´y vois mal. Ce masque m´importune !
(Il va pour entrer, Cyrano saute du balcon en se tenant à la branche, qui plie, et le dépose entre la porte et De Guiche ; il feint de tomber lourdement, comme si c´était de très haut, et s´aplatit par terre, où il reste immobile, comme étourdi. De Guiche fait un bond en arrière) :
Hein ? quoi ?
(Quand il lève les yeux, la branche s´est redressée ; il ne voit que le ciel ; il ne comprend pas) :
D´où tombe donc cet homme ?
CYRANO (se mettant sur son séant, et avec l´accent de Gascogne) :
De la lune !
DE GUICHE :
De la ?...
CYRANO (d´une voix de rêve) :
Quelle heure est-il ?
DE GUICHE :
N´a-t-il plus sa raison ?
CYRANO :
Quelle heure ? Quel pays ? Quel jour ? Quelle saison ?
DE GUICHE :
Mais...
CYRANO :
Je suis étourdi !
DE GUICHE :
Monsieur...
CYRANO :
Comme une bombe Je tombe de la lune !
DE GUICHE (impatienté) :
Ah ça ! Monsieur !
CYRANO (se relevant, d´une voix terrible) :
J´en tombe !
DE GUICHE (reculant) :
Soit ! soit ! vous en tombez !... c´est peut-être un dément !
CYRANO (marchant sur lui) :
Et je n´en tombe pas métaphoriquement !...
DE GUICHE :
Mais...
CYRANO :
Il y a cent ans, ou bien une minute, – J´ignore tout à fait ce que dura ma chute ! – J´étais dans cette boule à couleur de safran ! DE GUICHE (haussant les épaules) :
Oui. Laissez-moi passer !
CYRANO (s´interposant) :
Où suis-je ? soyez franc ! Ne me déguisez rien ! En quel lieu, dans quel site, Viens-je de choir, Monsieur, comme un aérolithe ?
DE GUICHE :
Morbleu !...
CYRANO :
Tout en cheyant je n´ai pu faire choix De mon point d´arrivée, – et j´ignore où je chois ! Est-ce dans une lune ou bien dans une terre, Que vient de m´entraîner le poids de mon postère ?
DE GUICHE :
Mais je vous dis, Monsieur...
CYRANO (avec un cri de terreur qui fait reculer de Guiche) :
Ha ! grand Dieu !... je crois voir Qu´on a dans ce pays le visage tout noir !
DE GUICHE (portant la main à son visage) :
Comment ?
CYRANO (avec une peur emphatique) :
Suis-je en Alger ? Êtes-vous indigène ?...
DE GUICHE (qui a senti son masque) :
Ce masque !...
CYRANO (feignant de se rassurer un peu) :
Je suis donc dans Venise, ou dans Gêne ?
DE GUICHE (voulant passer) :
Une dame m´attend !...
CYRANO (complètement rassuré) :
Je suis donc à Paris. DE GUICHE (souriant malgré lui) :
Le drôle est assez drôle !
CYRANO :
Ah ! vous riez ?
DE GUICHE :
Je ris, Mais veux passer !
CYRANO (rayonnant) :
C´est à Paris que je retombe !
(Tout à fait à son aise, riant, s´époussetant, saluant) :
J´arrive-excusez-moi ! – par la dernière trombe. Je suis un peu couvert d´éther. J´ai voyagé ! J´ai les yeux tout remplis de poudre d´astres. J´ai Aux éperons, encor, quelques poils de planète !
(Cueillant quelque chose sur sa manche) :
Tenez, sur mon pourpoint, un cheveu de comète !...
(Il souffle comme pour le faire envoler.)
DE GUICHE (hors de lui) :
Monsieur !...
CYRANO (au moment où il va passer, tend sa jambe comme pour y montrer quelque chose et l´arrête) :
Dans mon mollet je rapporte une dent De la Grande Ourse, – et comme, en frôlant le Trident, Je voulais éviter une de ses trois lances, Je suis allé tomber assis dans les Balances, – Dont l´aiguille, à présent, là-haut, marque mon poids !
(Empêchant vivement de Guiche de passer et le prenant à un bouton du pourpoint) :
Si vous serriez mon nez, Monsieur, entre vos doigts, Il jaillirait du lait !
DE GUICHE :
Hein ? du lait ?...
CYRANO :
De la Voie Lactée !...
DE GUICHE :
Oh ! par l´enfer !
CYRANO :
C´est le ciel qui m´envoie !
(Se croisant les bras) :
Non ! croiriez-vous, je viens de le voir en tombant, Que Sirius, la nuit, s´affuble d´un turban ?
(Confidentiel) :
L´autre Ourse est trop petite encor pour qu´elle morde !
(Riant) :
J´ai traversé la Lyre en cassant une corde !
(Superbe) :
Mais je compte en un livre écrire tout ceci, Et les étoiles d´or qu´en mon manteau roussi Je viens de rapporter à mes périls et risques, Quand on l´imprimera, serviront d´astérisques !
DE GUICHE :
À la parfin, je veux...
CYRANO :
Vous, je vous vois venir !
DE GUICHE :
Monsieur !
CYRANO :
Vous voudriez de ma bouche tenir Comment la lune est faite, et si quelqu´un habite Dans la rotondité de cette cucurbite ?
DE GUICHE (criant) :
Mais non ! Je veux...
CYRANO :
Savoir comment j´y suis monté. Ce fut par un moyen que j´avais inventé.
DE GUICHE (découragé) :
C´est un fou !
CYRANO (dédaigneux) :
Je n´ai pas refait l´aigle stupide De Regiomontanus, ni le pigeon timide D´Archytas !...
DE GUICHE :
C´est un fou, – mais c´est un fou savant.
CYRANO :
Non, je n´imitai rien de ce qu´on fit avant !
(De Guiche a réussi à passer et il marche vers la porte de Roxane. Cyrano le suit, prêt a l´empoigner) :
J´inventai six moyens de violer l´azur vierge !
DE GUICHE (se retournant) :
Six ?
CYRANO (avec volubilité) :
Je pouvais, mettant mon corps nu comme un cierge, La caparaçonner de fioles de cristal Toutes pleines des pleurs d´un ciel matutinal, Et ma personne, alors, au soleil exposée, L´astre l´aurait humée en humant la rosée !
DE GUICHE (surpris et faisant un pas vers Cyrano) :
Tiens ! Oui, cela fait un !
CYRANO (reculant pour l´entraîner de l´autre côté) :
Et je pouvais encor Faire engouffrer du vent, pour prendre mon essor, En raréfiant l´air dans un coffre de cèdre Par des miroirs ardents, mis en icosaèdre !
DE GUICHE (fait encore un pas) :
Deux !
CYRANO (reculant toujours) :
Ou bien, machiniste autant qu´artificier, Sur une sauterelle aux détentes d´acier, Me faire, par des feux successifs de salpêtre, Lancer dans les prés bleus où les astres vont paître !
DE GUICHE (le suivant, sans s´en douter, et comptant sur ses doigts) :
Trois !
CYRANO :
Puisque la fumée a tendance à monter, En souffler dans un globe assez pour m´emporter !
DE GUICHE (même jeu, de plus en plus étonné) :
Quatre !
CYRANO :
Puisque Phoebé, quand son arc est le moindre, Aime sucer, ô boeufs, votre moelle... m´en oindre !
DE GUICHE (stupéfait) :
Cinq !
CYRANO (qui en parlant l´a amené jusqu´à l´autre côté de la place, près d´un banc) :
Enfin, me plaçant sur un plateau de fer, Prendre un morceau d´aimant et le lancer en l´air ! Ça, c´est un bon moyen : le fer se précipite, Aussitôt que l´aimant s´envole, à sa poursuite ; On relance l´aimant bien vite, et cadédis ! On peut monter ainsi indéfiniment.
DE GUICHE :
Six ! – Mais voilà six moyens excellents !... Quel système Choisîtes-vous des six, Monsieur ?
CYRANO :
Un septième !
DE GUICHE :
Par exemple ! Et lequel ?
CYRANO :
Je vous le donne en cent !...
DE GUICHE :
C´est que ce mâtin-là devient intéressant !
CYRANO (faisant le bruit des vagues avec de grands gestes mystérieux) :
Houüh ! houüh !
DE GUICHE :
Eh bien !
CYRANO :
Vous devinez ?
DE GUICHE :
Non !
CYRANO :
La marée !... À l´heure où l´onde par la lune est attirée, Je me mis sur la sable-après un bain de mer- Et la tête partant la première, mon cher, – Car les cheveux, surtout, gardent l´eau dans leur frange ! – Je m´enlevai dans l´air, droit, tout droit, comme un ange. Je montais, je montais doucement, sans efforts, Quand je sentis un choc !... Alors...
DE GUICHE (entraîné par la curiosité, et s´asseyant sur le banc) :
Alors ?
CYRANO :
Alors...
(Reprenant sa voix naturelle) :
Le quart d´heure est passé, Monsieur, je vous délivre : Le mariage est fait.
DE GUICHE (se relevant d´un bond) :
Çà, voyons, je suis ivre !... Cette voix ?
(La porte de la maison s´ouvre, des laquais paraissent portant des candélabres allumés. Lumière. Cyrano ôte son chapeau au bord abaissé) :
Et ce nez-Cyrano ?
CYRANO (saluant) :
Cyrano. – Ils viennent à l´instant d´échanger leur anneau. DE GUICHE :
Qui cela ?
(Il se retourne. – Tableau. Derrière les laquais, Roxane et Christian se tiennent par la main. Le capucin les suit en souriant. Ragueneau élève aussi un flambeau. La duègne ferme la marche, ahurie, en petit saut de lit) :
Ciel ! _________________ L'ignorance est la nuit de l'esprit, et cette nuit n'a ni lune ni étoiles. Proverbe chinois |
|  | | Neptune Administrateur principal


 Inscrit le : 11 Oct 2004 Messages : 1691 Loisirs : Astronomie, philosophie
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Dim 30 Déc 2007 - 12:51 | |
| J'ai relu la pièce il y a quelques mois. Toujours aussi splendide. Ça me donne envie de la relire et relire.
Il ne fait pas forcément bon avoir un nez aquilin... Mais Cyrano sans son nez serait-il devenu Cyrano ?  _________________ Neptune, administrateur À votre service |
|  | | Amélia Astéroïde


 Age : 14 Inscrit le : 20 Fév 2008 Messages : 43 Localisation : lyon Emploi : collégienne Loisirs : le theatre,la lecture..
| Sujet: Re: Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand Mer 20 Fév 2008 - 17:08 | |
| | Merci pour le livre je tacherais de l'acheter moi qui aime bien la littérature ... |
|  | | | Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|