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 Réchauffement climatique

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Dim 8 Fév 2009 - 22:15

Le taux moyen actuel de CO2 dans la troposphère terrestre est d'environ 375 ppm en volume, soit 0,0375% en volume de CO2.
Soit 0,000375 pour 1.

Pour 1 million de mètres cubes d'air : 375 mètres cubes de CO2.
Pour 1000 mètres cubes d'air : 0,375 mètre cube de CO2 = 375 litres de CO2.
Pour 1 mètre cube d'air : 0,375 litre de CO2.

Sachant qu'une mole de CO2 pèse 44 grammes, et de volume CNTP de 22,4 litres, alors et qu'il y a donc 0,016741 mole de CO2 par mètre cube d'air, il y a donc environ 0,7366 grammes de CO2 par mètre cube d'air.



Je dois souligner qu'il y a deux sortes d'expression de ppm : celle désignant un rapport volumique (comme ci-dessus) et celle désignant un rapport massique. Ces deux ppm n'ont logiquement pas la même valeur. Ceux qui ne savent pas ça risque de mélanger les chiffres et raconter ainsi n'importe quoi.

Démonstration :

Un mètre cube d'air pèse 1,293 kg, soit 1293 grammes.

Rapport massique : 0,7366 / 1293 = 0,00056968 = 0,056968% = 569,68 ppm en masse.

En chimie, il est plus pertinent et plus rigoureux de travailler quantitativement sur des MASSES et non sur des VOLUMES. Parce que les volumes sont variables, et parce que la densité des gaz est variable aussi. Les masses, elles, sont conservées.

D'après l'université de Picardie, la masse totale de l'atmosphère terrestre est estimée à 5,29 10^18 kg, masse négligeable comparée à celle des mers (1,35 10^21 kg) ou de l'ensemble du globe (5,98 10^24 kg).

Comme je connais maintenant la masse totale de l'air, je peux en déduire la masse totale de CO2 présent dans l'atmosphère.

Pour une base de 570 ppm en masse de CO2, mon calcul indique une masse de 3,0153 × 10^15 kg de CO2 atmosphérique, ce nombre vaut environ trois mille milliards de tonnes de CO2.

Sachant que le taux était de 200 ppm en volume il y a 18000 ans (avant l'ère industrielle), ce qui correspond à 304 ppm en masse, et si on suppose que la variation de CO2 (+266 ppm massique) est imputable à la combustion des hydrocarbures par l'humanité (je prends l'octane comme carburant de référence dans le calcul suivant), alors il aura fallu brûler 4,557 × 10^14 kg d'octane, ce nombre désigne 456 milliards de tonnes d'octane, soit près de 625 milliards de mètres cubes d'octane.

2 C8H18 + 25 O2 --> 16 CO2 + 18 H2O

Toute combustion d'hydrocarbure génère toujours du CO2 (l'éthanol, ou bioéthanol, biocarburant, n'échappe PAS à la règle), et toute combustion d'hydrocarbure produit aussi toujours de l'eau. Dans l'exemple de la combustion de l'octane ici, le calcul montre une production de 1,3877 × 10^15 kg d'eau, soit 1388 milliards de tonnes d'eau. La quantité d'eau produite par combustion s'ajoute à l'eau terrestre préexistante, et elle s'accumule : si le phénomène de dilatation des océans est parfois souligné, l'eau produite par la combustion des énergies fossiles a peut-être été oubliée. Une approximation dans mes calculs indique que si l'augmentation non naturelle du CO2 dans l'air est causée par la combustion d'octane (passage de 200 ppmv à 375 ppmv), alors l'eau dégagée (si elle s'est condensée) entraine une élévation du niveau de la mer d'environ 12 centimètres au minimum.

Juste un détail à propos du pétrole : la majeure partie du pétrole de la planète s'est formée pendant des périodes très courtes de réchauffement extrême, il y a 90 et 150 millions d'années. Je veux dire par là que le réchauffement climatique actuel n'est pas un cas isolé, c'est déjà arrivé plusieurs fois dans le passé, et indépendamment du taux de CO2 ou de l'effet de serre. Il paraitrait même que les changements climatiques précèdent les variations du taux de CO2, ce qui mettrait à mal la théorie de l'effet de serre. Encore un autre détail : les bactéries sont présentes partout sur Terre, et même dans les carottes de glace, la fermentation bactérienne produit du CO2, est-ce que cette contamination accidentelle à travers les mesures effectuées est prise en compte ? De plus, il y a un problème dans les échantillons de carottage de glace, avec la pression, en-dessous de 50 mètres la glace cassante devient plastique et commence à couler. Les couches formées chaque année par les chutes de neige disparaissent progressivement quand les couches de glace fondent et se compriment. Une profondeur de glace considérable, couvrant une longue période de temps, est nécessaire pour obtenir un seul relevé profond. Une autre preuve des effets du lissage et des relevés glaciaires artificiellement bas sont fournis par les mesures des stomates. Les stomates sont les petites ouvertures sur les feuilles qui varient directement avec la quantité de CO2 dans l'air. Une comparaison entre un enregistrement de stomates et un enregistrement de carotte de glace pour une période de 2000 ans illustre le problème : les données ne sont pas semblables. Les données via les stomates indiquent des taux fluctuant pour le CO2, tandis que le carottage indique des données plus lisses (plus plates). Il est évident que le carottage de glace ne doit pas constituer l'unique source de données climatiques du passé.

En considérant mes calculs, on pourrait comparer mes résultats avec la valeur approximative de la consommation totale en hydrocarbures depuis le début de l'ère industrielle. Cependant, une partie du CO2 a été absorbée, en quantités inconnues, par les océans et par les forêts.

La consommation totale cumulée de pétrole jusqu'au début de ce millénaire atteint 110 milliards de tonnes, ça équivaut à seulement environ le quart (110 sur 456, soit 24%) de la valeur à laquelle on attribuerait toute l'augmentation de CO2 à l'activité humaine. S'il existe une augmentation du taux de CO2 depuis l'ère industrielle, l'Homme n'est responsable qu'en partie.

Supposons que les océans soient pollués par un mince film d'hydrocarbures (marée noire), les échanges gazeux entre les océans et l'atmosphère sont sensiblement altérés, et les océans absorbent moins de CO2, d'où l'augmentation atmosphérique de celui-ci. Même si on arrête complètement l'activité industrielle productrice de CO2, le taux de CO2 continuera de croître malgré un ralentissement de -24%.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Lun 9 Fév 2009 - 10:48

Les calculs de mon précédent post ont été faits à la main.

J'ai aujourd'hui effectué ces calculs au moyen d'un programme que j'ai conçu. Ma conclusion est la suivante : si l'humanité a consommé 110 milliards de tonnes de pétrole, la variation volumique du taux de 200 à 375 ppm de CO2 implique la combustion complète de 450 à 511 milliards de tonnes de pétrole...

Devant ce constat étonnant, je fais le calcul pour 110 milliards de tonnes d'octane (alcane de référence).

228 kg d'octane brûlent pour former 704 kg de CO2, selon un rendement de 100%. Donc 110 milliards de tonnes d'octane brûlent pour former 339,65 milliards de tonnes de CO2 au total.

La masse totale de l'atmosphère est de 5,29 * 10^15 tonnes, soit 5 290 000 milliards de tonnes.

On fait le rapport massique : 339,65 / 5 290 000 = une variation de seulement 64,2 ppm en masse.

Voila, la combustion totale de pétrole depuis le début de l'ère industrielle entraine une variation de 64,2 ppm (en masse), ou 42,24 ppm (en volume), avec une marge de plus ou moins 12% (incertitude liée à la nature des alcanes).

L'Homme est responsable d'une variation de 64,2 ppm en masse, tandis que la variation entre l'an 16000 avant notre ère et maintenant serait de 266 ppm en masse. L'Homme n'est responsable qu'en partie : 24,13% de la variation du dioxyde de carbone.

Sur ce point précis, les calculs ne mentent pas. Et je maintiens ma conclusion.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Lun 9 Fév 2009 - 12:08

Salut

Citation:
L'Homme est responsable d'une variation de 64,2 ppm en masse, tandis que la variation entre l'an 16000 avant notre ère et maintenant serait de 266 ppm en masse. L'Homme n'est responsable qu'en partie : 24,13% de la variation du dioxyde de carbone.


Tu as à la fois la réponse et la question à tes intérogations. Oui le taux de ppm a beaucoup varier dans le temps, seulement tu indiques une grande variation qui a duré 18 000 ans. Or là la petite variation a eu lieu en quelques décénnies seulement. Tu oublies le facteur temps dans le calcul des impacts du CO2.
Pour les 18 000 ans et les 226 ppm ça ne fait que 0,015 ppm par an. Si on estime qu'on relache beaucoup de CO2 depuis 50 ans pour 64,2 ppm alors pour on obtient 1,284 ppm par ans. La concentation annuelle est beacoup plus grande et donc risquerait de provoquer un emballement (déréglement ?) du climat, si on en croit ce petit calcul.
Quoi qu'il en soit, que les calculs soient bons ou pas, cela m'aide à dire que tout est question de concentration dans le temps. Balancer peu de CO2 dans un temps court peut avoir autant d'effet (ou en avoir plus peut être), que d'en balancer beaucoup dans un temps très long.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Lun 9 Fév 2009 - 14:17

Je n'ai jamais parlé de variation en fonction du temps.
J'ai parlé à propos de quantité totale de CO2 présent dans l'atmosphère, indépendamment du temps.

Le problème n'est pas dans la vitesse de dégagement de CO2 par unité de temps, mais de la totalité des énergies fossiles consommées par l'humanité.

La valeur massique de 64 ppm est la proportion dûe à la combustion du pétrole depuis son exploitation jusqu'à maintenant, que l'on prenne pour référence l'an 16000 av. JC ou l'année 1860 après JC. Je parle en quantités, par en terme de vitesse de consommation, car le résultat quantitatif total ne change pas. J'ai choisi une date reculée parce que c'était une quantité de CO2 strictement d'origine naturelle et non du fait de l'activité humaine, afin de comparer avec la consommation humaine totale du pétrole.

Je pense que tu n'avais pas bien compris mes calculs.

Si tu veux, on peut prendre l'an 1860 comme référence pour les calculs, il faut juste la valeur du CO2 en ppm de cette époque, mais cela ne change pas les 64 ppm massiques calculés, puisque les 110 milliards de tonnes de pétrole ont été consumées (peu importe leur vitesse de combustion). En effet, qu'une quantité soit consommée en 50 années ou en 1000 ans, cette quantité totale reste le même nombre.

Mais pour en revenir à une variation temporelle : en l'intervalle de 150 ans environ, il y a un accroissement de 64 ppm massiques dû à l'activité humaine, et un accroissement de 202 ppm massiques qui n'est pas causé par l'humanité. Voila ma conclusion.


Petite parenthèse : au cours du Silurien (de - 438 à - 408 millions d'années), le climat se réchauffe ce qui permit à la vie animale de progresser. L'atmosphère comportait 300 fois plus de gaz carbonique qu'aujourd'hui (112500 ppmv, soit 0,112% en volume). Présenter des réchauffements climatiques comme des catastrophes, voire des annonces de la Fin du Monde, c'est farfelu et totalement injustifié. Le mieux à faire est de diminuer la natalité humaine afin de réduire les besoins vitaux, c'est tout. Si la surpopulation croissante se maintient, c'est sûr que l'humanité rencontrera des problèmes économiques et géopolitiques. De plus, la seule respiration humaine produit presque 10 millions de tonnes de CO2 par jour ! C'est aux humains de s'adapter aux changements, c'est ridicule de croire qu'on puisse prétendre changer la Nature. Peut-être qu'on connaîtra des problèmes d'inondations à cause de la montée du niveau de la mer, et peut-être qu'il fera plus chaud, mais pas autant qu'à l'époque du paléozoïque. Si le Silurien a précédé un refroidissement et donc à un rétablissement d'un taux faible de CO2, cela s'est produit sans l'intervention de l'homme qui n'existait pas encore.


Je vais maintenant parler de mon constat général : des personnes ignorantes et craintives semblent vouloir délibérément diaboliser le CO2, les OGM, les ondes électromagnétiques, le nucléaire civil... mais en même temps, les pseudosciences et le paranormal envahissent les émissions de télévision. Des pseudo-médecines, dont l’efficacité n’a jamais été démontrée, bénéficient d’une large publicité servie par l'obscurantisme complaisant et conformiste. Je constate une spiritualisation de la société, à travers un écologisme mystique dépourvu de rigueur scientifique. C'est triste, j'ai déjà aperçu des "écolos" en train de prier religieusement la déesse-mère Gaïa afin qu'elle tempère sa colère et accorde sa grâce par un retour à un climat indéfiniment stable qui n'a cependant jamais existé dans le passé. On assiste à une aliénation plus grave que la divergence traditionnelle astronomie/astrologie. Ne pas confondre science et New Age.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Lun 9 Fév 2009 - 21:35

Toujours sur le sujet de l'effet de serre, je vous convie à visiter cette page : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/svt/serveur/divers/joc/joserr.html

Je résume cette page par son descriptif :

Quelques publications et offre de matériel sur la mise en évidence de l'effet de serre du CO2 en utilisant du matériel d'ExAO ont amené certains d'entre nous à tester les protocoles proposés. Les résultats observés sont contradictoires et amènent à poser la question suivante : est-il possible avec le matériel dont on dispose dans un lycée de mettre en évidence l'effet de serre de différentes molécules ?
Les nombreux essais réalisés sur différents montages avec des protocoles différents permettent à chaque fois de mettre en évidence l'effet de serre de la vapeur d'eau. Concernant le CO2, aucun effet net et surtout reproductible n'a été observé. Il est probable qu'avec le matériel dont on dispose en lycée, il est impossible de produire en quantité suffisante les rayonnements infrarouges que l'on sait absorbés par le CO2 .
Quelques publications sur la mise en évidence de l'effet de serre du CO2 en utilisant du matériel d'ExAO ont amené certains d'entre nous à tester les protocoles proposés. Guy Sabatier nous a fait part de son expérience en la matière au cours des « Rencontres méditerranéennes de l'ExAO » en mai 1995. Les résultats observés étant en général contradictoires, j'ai décidé, suite à ces journées, d'essayer de répondre à la question suivante : est-il possible avec le matériel dont on dispose dans un lycée de mettre en évidence l'effet de serre du CO2 ?


Ce constat doit nous inciter à réfléchir dans quelles conditions hasardeuses ont été effectuées les premières expériences sur les gaz à effet de serre au XIXe siècle...

Et la question à se poser : les effets que l'on incrimine au CO2 sont-ils avérés scientifiquement ?

Le site que je cite ci-dessus est un site pédagogique que je trouve pertinent. Il soulève des interrogations qui m'incitent à entreprendre des expériences poussées sur le CO2.

Le type d'expérience à réaliser réunit la calorimétrie et la thermodynamique des fluides. Pour cela, il faut un thermomètre et un détecteur de CO2. Pour un budget de 200 à 300 euros, il devrait être possible de monter une expérience reproductible et quantitativement assez précise.

Je me pose cette question : comment les savants du XIXe siècle, notamment Joseph Fourier vers 1824, avec des moyens moins précis que notre époque et sans la connaissance de la loi de Stefan-Boltzmann, auraient-il pu démontrer l'effet de serre causé par le CO2, puisqu'un lycée de notre époque ne peut pas donner un lien entre CO2 et effet de serre même avec une quantité importante de CO2 ?
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mar 10 Fév 2009 - 10:29

Salut

Citation:
Présenter des réchauffements climatiques comme des catastrophes, voire des annonces de la Fin du Monde, c'est farfelu et totalement injustifié


Fin du monde non, mais on ne peut pas nier que cela risque d'entrainer d'avantage de catastrophes naturelles comme les tempétes ou les sécheresse, par exemple.
L'effet de serre est un phénomène naturel, il a beaucoup varié de façon tout aussi naturel depuis des millions d'années. Cependant, jamais dans l'histoire de le Terre cette augmentation aura été du, au moins partiellement, à une seule espéce via ses activités.

Citation:
Si la surpopulation croissante se maintient, c'est sûr que l'humanité rencontrera des problèmes économiques et géopolitiques.


C'est un autre débat, mais pour te répondre : c'est déjà le cas et je ne suis pas très optimiste concernant l'avenir de l'humanité au train où vont les choses. Nous allons bientôt manquer d'énergies fossiles étant donné que le pétrole (entre autres) va se faire rare et cher. Le problème, c'est qu'en plus du réchauffement climatique, nous allons nous heuter à une crise énergétique. Le plus ironique c'est que nous avons construit notre civilisation industrielle avec le pétrole et que c'est celui ci, via le CO2 et sa raréfaction future, qui causera peut être notre perte. Depuis un siécle la croissance de l'humanité a augmenter énormément. En 30 ans, nous avons consommé autant d'énergie que durant les 2 siècles précédant. Le pire, c'est que la consommation mondiale d'énergie continue à augmenter. Par ailleurs, la démographie augmente toujours, elle aussi. Donc, voilà pourquoi je ne suis pas très optimiste. Je pense d'ailleurs que ces problèmes risquent d'être plus grave que le réchauffement climatique.

Citation:
C'est aux humains de s'adapter aux changements, c'est ridicule de croire qu'on puisse prétendre changer la Nature.


Tu crois vraiment que l'humanité s'adaptera ? Perso j'en doute. Mon sénario est le suivant : le pétrole va devenir cher, le charbon aussi puisqu'on va du coup le sur-expoiter. On exploitera aussi les schiste bitumineux ainsi que le peu de ressources en pétrole qui reste en Alaska ou en Antartique. Cela explosera un peu plus le réchauffement climatique, ce qui entrainera encore plus de catastrophes naturelles, sans oublier la montée des océans due à la fonte des glaciers (entre autres). Beaucoup de régions côtiéres seront inondées, des îles seront submergées, ce qui entrainera un afflux de réfugiés climatiques dans l'intérieur des terres. Pour tenter désespérément de combler le manque engendré par la quasi disparition des énergies fossiles, certains nous dirons qu'il faut faire des agrocarburants (belle foutaise aussi ça), qu'il faut mettre des éoliennes et des panneaux solaires partout, etc. Lorsque que nous aurons constaté que ces méthodes dérisoires ne fonctionnent pas, alors nous réaliserons qu'il faut faire d'énormes économies d'énergie. Le problème est que nous aurons sans doute attendu trop tardivement pour faire cela. Entre temps, il aura eu des guerre pour l'eau, pour l'énergie, pour les territoires, etc. Des famines, des épidémies, la misére risquent également de progresser, faisant chutter la population humaine de façon vertigineuse. Au final, sur les ruines de l'ancien monde de l'âge d'or de notre civilisation, se reconstruira un nouveau monde que j'espére plus sage et plus respectueux de la nature. Ceci dit, au passage 70 % des espéces auront peut être disparue de la surface de la Terre. Certains pensent que nous sommes à l'aube de la 6ième grande extinction. Malgré cela, je pense que l'humanité survivra, mais de presque 7 milliards, peut allons nous n'être plus qu'un milliard (et encore, c'est une vision optimiste des choses). Etant donné que l'ancien monde aura été très abimé, l'humanité aura peut être enfin compris qu'il est vital pour elle de changer ses comportements.
Bien sur, tout ce que je viens de dire raisonne comme un sénario catastrophe digne de la science fiction. Pourtant, à mon grand regret, il n'est pas impossible que je suis très proche de la réalité, hélas.

Citation:
j'ai déjà aperçu des "écolos" en train de prier religieusement la déesse-mère Gaïa


Encore une tentative désespérée humaine face aux problèmes. Certes ils peuvent prier, ça ne mange pas de pain, mais il faut avant tout des actes afin de sauver les meubles. Il est trop tard pour faire machine arrière, mais si nous changeons les comportements de notre société, alors peut être arriverons nous à vivre paisiblemene, en harmonie, même si le climat change et que l'énergie manque. Tout est question de mentalité et de civisme (voilà pourquoi je ne suis pas optimiste d'ailleurs).

Citation:
les effets que l'on incrimine au CO2 sont-ils avérés scientifiquement ?


Il me semble avoir répondu plus haut. Des sondes spatiales et des missions scientifiques vont justement tenté d'avoir de nouvelles données afin d'obtenir une réponse plus claire.

Citation:
comment les savants du XIXe siècle, notamment Joseph Fourier vers 1824, avec des moyens moins précis que notre époque et sans la connaissance de la loi de Stefan-Boltzmann, auraient-il pu démontrer l'effet de serre causé par le CO2


Comme ça :

Il s'appuyait sur l'expérience de M. de Saussure, consistant à placer une boîte noire sous la lumière du soleil. Quand on place une plaque de verre au-dessus de la boîte, la température à l'intérieur augmente. La radiation infrarouge fut découverte par William Herschel vingt ans après.

Si Fourier avait remarqué que la principale source d'énergie de la Terre était la radiation solaire – c’est-à-dire que l'énergie géothermique n'a que peu d'influence – il a commis l'erreur d'attribuer une contribution majeure à la radiation issue de l'espace interplanétaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fourier#Hommages
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mar 10 Fév 2009 - 14:18

En ce qui concerne le pétrole, on ne sait pas du tout quelle en est la quantité encore exploitable dans le sol terrestre. Donc personne ne sait quand le pétrole se tarira. Mais ce qui est sûr, c'est que la quantité n'est pas infinie et un jour il n'y en aura plus.


En ce qui concerne les pronostics pour le futur, on ne sait rien non plus. Les hommes ne sont pas des médiums. On ne peut connaître les faits qu'au présent. Le futur, lui, n'est pas déjà écrit d'avance.
On peut toutefois spéculer sur un phénomène de sélection naturelle : ceux qui s'adaptent survivront, et les autres crèveront. Quand il y a un déséquilibre, il y a rupture brutale, et un nouvel équilibre se réinstalle : c'est déjà arrivé dans le passé pendant le Carbonifère, et à la fin du Crétacé. Il y a autrefois déjà eu 5 extinctions massives des espèces vivants (jusqu'à 95%), mais que peut-on y faire si on risque de vivre la sixième ? Tenter de réparer les dégâts alors qu'on méconnaît beaucoup de choses, en diabolisant essentiellement le CO2 alors qu'il existe d'autres paramètres comme la vapeur d'eau et l'activité solaire par exemple. Même si on réduit la concentration de CO2, je suis convaincu que le réchauffement continuerait à croître de 75% de la valeur actuelle. J'ai une vision scientifique de l'univers, et le mysticisme ou la spiritualité n'a rien d'objectif pour pouvoir comprendre les phénomènes. Je n'ai plus la moindre confiance aux médias parce que je m'aperçois qu'il y a plus de fausses informations que je ne le croyais.

En ce qui concerne les expériences de Fourier, la plaque de verre est un bon exemple pour illustrer l'effet de serre. Le rayonnement de la lampe traverse le verre. Une partie du rayonnement est absorbée par le verre. La réfraction du rayonnement incident produit un rayonnement infrarouge après la sortie du verre, qui s'ajoute au spectre incident. Le verre est transparent à la lumière visible mais est opaque au rayonnement infrarouge qui reste confiné sous le verre. D'où effet de serre. Mais c'est le verre qui joue un rôle convaincant dans l'effet de serre dans les laboratoires et dans les serres de jardiniers.

J'ai fait une expérience il y a quelques temps : le verre est transparent à la lumière visible, mais le rayonnement infrarouge est arrêté par le verre. C'est pour ça que les infrarouges ne peuvent plus ressortir d'une cloche en verre. L'effet de serre ici est spécifique au verre, à cause de la réfraction des longueurs d'onde dans le verre. Concernant une boîte noire, elle absorbe le rayonnement visible et infrarouge, d'où son réchauffement.
Pour les gaz à effet de serre, si le cas de la vapeur d'eau est avéré, j'exprime des doutes sur le CO2 à la suite d'expériences qui ne le mettent pas en évidence.

Je veux comprendre pourquoi le CO2 est directement diabolisé alors que la vapeur d'eau joue le rôle principal dans l'effet de serre. Je pense qu'on diminuerait mieux l'effet de serre en récupérant la vapeur d'eau lors des combustions d'hydrocarbure, par rapport à la limitation (restant incomplète) du CO2.

Pour résumer le fond de ma pensée : tout porte sur le catastrophisme et l'inspiration de la peur du futur, l'excitation de l'émotionnel et du passionnel. Ce genre de mentalité malsaine ne favorise pas la réflexion critique rationnelle ni la volonté de comprendre comment ça marche.

Je mettrai au point des expériences rigoureuses sur le CO2, car la Nature ne peut pas me mentir, contrairement aux médias.

Les sources sur Internet se contredisent, ce n'est pas clair du tout et ça mérite un examen expérimental approfondi.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mar 10 Fév 2009 - 17:11

Salut

Citation:
En ce qui concerne le pétrole, on ne sait pas du tout quelle en est la quantité encore exploitable dans le sol terrestre


On ne le sait pas exactement, mais il y a des estimations géologiques, et de toute façon, la Terre étant un système fini, les ressources y sont donc limitées.

Regarde ce lien, c'est très instructif http://www.manicore.com/documentation/reserve.html

C'est le site de Jean-Marc Jancovici.

De même as tu déjà entendu parler du Pic de Hubbert ?
Sinon regarde aussi ce lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_de_Hubbert

A la lecture de tout cela, tu verras que nos ressources en pétroles semblent diminuer rapidement et que bientôt le pétrole deviendra rare et cher.

Citation:
Il y a autrefois déjà eu 5 extinctions massives des espèces vivants


Oui, mais c'est la première fois qu'une extinction serait engendrée par une seule espéce. Généralement les extinctions ont eu lieu via des catastrophes naturelles (astéroïdes, etc.). L'humanité serait elle une catastrophe naturelle ? Vis à vis des autres espéces, nous sommes une anomalie, nous agissons de moins en moins comme des animaux. L'intelligence est elle viable à long therme ou conduirait elle vers l'auto destruction ? Paradoxalement, c'est peut être cette même intelligence qui nous permettra de "sauver les meubles" et de survivire. L'être humain est une espéce on ne peut plus étrange.

Citation:
le rayonnement infrarouge est arrêté par le verre. C'est pour ça que les infrarouges ne peuvent plus ressortir d'une cloche en verre


S'il ne peut pas ressortir, alors comment peut il entrer ? Puisque le verre arréte les infrarouges, je pense que ceci est valable dans les 2 sens Smile
Le verre laisse passer les infrarouges, ce qui engendre un échauffement dans une serre et se traduit donc par un réchauffement de l'air ambiant.

Citation:
Je veux comprendre pourquoi le CO2 est directement diabolisé alors que la vapeur d'eau joue le rôle principal dans l'effet de serre


Le CO2 qui est ajouté dans l'atmosphére était sous terre depuis des millions d'années sous forme de pétrole et de charbon, et là nous l'injectons dans l'atmosphére. La concentration en C02 a augmenté de 30%depuis l'ère préindustrielle. Le méthane et quelques autres gaz à effet de serre sont également de plus en plus rejettés dans l'atmosphére. Quant à la vapeur d'eau, si les glaciers et les pôles fondent, forcément il est possible que cela augmente aussi. L'un entrainant l'autre dans la course folle du réchauffement climatique.

Regarde aussi ce lien http://www.canalacademie.com/IMG/pdf/Bard_edouard.pdf

Un truc qu'on oublie aussi concernant ce réchauffement : les océans risquent de se dilater, étant donné qu'ils absorbent une bonne partie de la chaleur. Ceci risque d'entrainer une plus grande élévation des océans.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mar 10 Fév 2009 - 21:14

Citation:
Oui, mais c'est la première fois qu'une extinction serait engendrée par une seule espèce.


Donc tu accuses l'Homme comme seul responsable du problème. Je sais que le changement climatique est la conjonction de plusieurs causes. L'Homme produit un quart environ de l'augmentation actuelle du CO2 mais le reste est naturel. Le volcanisme produit du CO2, les incendies naturels accidentels de forêts produisent du CO2, la fermentation bactérienne produit du CO2 depuis plus de 3 milliards d'années, les végétaux produisent du CO2 (oui, la nuit), les séismes sous-marins (plaques océaniques) font libérer du méthane qui est gaz à effet de serre, des eaux naturellement acides sur du calcaire font libérer du CO2.

C'est désespérant d'entendre toujours des affirmations qui désignent l'Homme comme unique coupable !
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 9:48

Salut

Citation:
Donc tu accuses l'Homme comme seul responsable du problème.


Je n'ai pas dit qu'il pourrait être le seul responsable, mais on ne peux plus nier qu'il en est au moins en partie responsable. Tu avais très bien compris mes propos Smile

Par ailleurs, vas lire attentivement les liens que j'ai donné avant.

Dans ta bataille pour prouver que le réchauffement climatique ne serait pas du aux activités humaines, dans un tout autre registre, il y a Claude Allégre qui lui nie ce rauchauffement. C'est assez comique, car ses arguments ne tiennent pas la route (et pourtant c'est un scientifique ...).

Voici un article de l'express qui pourrait t'intéresser :

Dans Le Point de cette semaine, Claude Allègre repart à la charge contre les prétendues "idées reçues" en matière de réchauffement climatique. Ses arguments -erronés- ont de quoi désespérer un peu plus encore les spécialistes de la question, déjà échaudés par ses précédentes prises de position.

Claude Allègre se bat depuis longtemps pour que l'on parle de "changement climatique" - un bouleversement des rythmes du climat - plutôt que de "réchauffement". C'est cette rengaine qu'il assène une nouvelle fois dans Le Point daté de ce jeudi 27 mars, sous le titre - paradoxal s'agissant d'une "vieille" affaire - "Climat: Allègre relance la polémique". Malheureusement pour lui, ses arguments ne tiennent pas la route. Explications et rappel des épisodes précédents.

"Sur les vingt dernières années, le réchauffement serait nul"
Principal argument de Claude Allègre dans Le Point: "L'année 2007 a été caractérisée par une chute de températures de 0,60 à 0,75°C, une valeur qui annule l'augmentation moyenne de températures depuis vingt ans". Et l'ancien ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin de déplorer que personne ne parle de ce fait qui irait à contre-courant des commentaires "ubuesques" qu'il entend çà et là. A l'appui de ses dires, une courbe du Hadley Center, un institut britannique de référence, qui indique effectivement que la température du globe, après une augmentation de quelque 0,6°C entre 1998 et 2007, serait retombée en 2008 à son niveau de 1998:

Mais à y regarder de plus près, que voit-on? Qu'il ne s'agit pas des variations annuelles, mais des écarts d'un mois de janvier sur l'autre! La ficelle est grosse mais n'arrête pas l'ex-ministre.

Qu'en est-il alors des variations annuelles, qui seules ont un sens? Le GISS, le laboratoire de climatologie de la Nasa - qu'Allègre qualifie dans son intervention de "respecté" - contredit lourdement le géochimiste. Sur son site, le GISS évoque une indéniable élévation de la température ces deux dernières décennies, et même les précédentes. Une tendance illustrée par ce schéma, que Claude Allègre évite bien - et pour cause - de reprendre à son compte:

Au passage, même la courbe qu'Allègre utilise dans Le Point concernant les relevé des mois de janvier du Hadley Center se retourne contre lui si on la publie sur un siècle et non sur les seules vingt dernières années:

En résumé, le principal argument d'Allègre dans cet article du Point ne tient pas.

Allègre, les scientifiques et les journalistes
Et ce n'est pas la première fois. Ses régulières sorties sur le réchauffement climatique alors qu'il était encore chroniqueur à L'Express, notamment ici, ont suscité à l'époque beaucoup de réactions indignées, que ce soit de la part de lecteurs ou dans la communauté scientifique. Bakchich.info évoque en outre dans une longue enquête les approximations et erreurs d'Allègre en ce qui concerne le climat, "une question peut-être trop grande pour lui", ainsi que les autres "drôles de vérités de Claude Allègre". De même, dans un article (payant) de Mediapart, Jade Lindgaard s'est récemment amusé à faire le bilan scientifique de Claude Allègre qui, en ce qui concerne le climat et bien d'autres secteurs, est entaché d'"affirmations péremptoires" et de "beaucoup d'erreurs".

Claude Allègre dispose cependant de soutiens, peu nombreux mais très actifs. Comme les contributeurs du site Climat-sceptique. Ou comme Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), et Jean-Louis Le Mouël, directeur du laboratoire de géomagnétisme du même organisme, que l'ex-ministre a dirigé de de 1976 à 1986.

Et gare à ceux qui s'en prendraient à ses amis: Claude Allègre a l'insulte facile, comme le déplore l'Association des journalistes scientifiques (AJSPI) dans une lettre ouverte transmise notamment à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A l'origine de l'histoire, une série d'articles de Libération, du Monde et du Figaro, fin 2007, qui pointaient les errements d'une étude scientifique conduite par Vincent Courtillot (l'affaire est détaillée sur le blog de Sylvestre Huet, de Libération). L'AJSPI raconte: "La suite se passe hors du champ scientifique. Insultes envers un journaliste proférées par Claude Allègre, soutien indéfectible de M. Courtillot, demandes de droit de réponse abusives, menaces de procès en diffamation, tentatives de pressions auprès des rédactions en chef pour discréditer des journalistes."

L'attitude de Claude Allègre n'amuse pas non plus les membres du gouvernement. Jean-Louis Borloo "pense très sincèrement qu'il se trompe", tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, qui a eu l'occasion de s'opposer à ses théories. Ce qui n'empêche pas Allègre de croire encore à son arrivée au gouvernement (voir ici sa carrière en images).

Plutôt que de faire profil bas, l'ancien ministre en rajoute. Interrogé sur les propos de Borloo, il s'est permis une pointe de mépris: "L'opinion sur le réchauffement climatique de Jean-Louis Borloo et la mienne, je ne les mets pas au même niveau. S'il parlait de problèmes juridiques (Jean-Louis Borloo est avocat de métier, NDLR), sans doute son avis serait plus important que le mien." Un état d'esprit qui promet de nouvelles étincelles dans les mois à venir...

source http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/climat-claude-allegre-chauffe-la-planete-science_471560.html
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 9:51

Salut

Lis ça aussi http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/allegre.html
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 10:00

Salut

Encore un lien http://www.eco-citoyen.org/Forum/climat-sceptique-vt2197.html
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 14:26

Mon point de vue est assez différent de Claude Allègre.

Je ne nie pas la réalité d'un réchauffement, ni celle d'un refroidissement.

Sur Terre, certaines régions locales se réchauffent, et d'autres se refroidissent. Faire la moyenne de toutes les températures locales ne peut pas exactement donner une température moyenne qui soit parfaitement constante dans le temps. C'est un peu comme si on disait que la célérité de la lumière dans le vide est fluctuante, en se basant sur les fluctuations de l'erreur liée à l'incertitude sur la mesure. Mais une incertitude sur la mesure n'est pas la valeur à mesurer, mais un paramètre qu'il faut tenir compte. Ce qu'il faudrait prendre en compte, c'est la comparaison entre l'augmentation apparente de la température dans le temps et l'incertitude relative théorique. Si l'ordre de fluctuation de l'incertitude sur la mesure est de l'ordre de 0,5 à 1°C, de même ordre de grandeur que la prédiction ou de la mesure, on peut ainsi remettre en question toutes les études sur le sujet.

Je ne nie pas un quelconque réchauffement : il est réel dans certaines régions du globe, mais pas partout. Ce que je réfute, c'est l'erreur de ne pas distinguer l'écart mesuré ET l'erreur d'incertitude. En science, pour avoir des données significatives, il faut que celles-ci soient de grandeur supérieure à l'erreur d'incertitude. Et ce critère est fondamental dans les sciences.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 14:36

Mon point de vue est assez différent de Claude Allègre.

Je ne nie pas la réalité d'un réchauffement, ni celle d'un refroidissement.

Sur Terre, certaines régions locales se réchauffent, et d'autres se refroidissent. Faire la moyenne de toutes les températures locales ne peut pas exactement donner une température moyenne qui soit parfaitement constante dans le temps. C'est un peu comme si on disait que la célérité de la lumière dans le vide est fluctuante, en se basant sur les fluctuations de l'erreur liée à l'incertitude sur la mesure. Mais une incertitude sur la mesure n'est pas la valeur à mesurer, mais un paramètre qu'il faut tenir compte. Ce qu'il faudrait prendre en compte, c'est la comparaison entre l'augmentation apparente de la température dans le temps et l'incertitude relative théorique. Si l'ordre de fluctuation de l'incertitude sur la mesure est de l'ordre de 0,5 à 1°C, de même ordre de grandeur que la prédiction ou de la mesure, on peut ainsi remettre en question toutes les études sur le sujet.

Je ne nie pas un quelconque réchauffement : il est réel dans certaines régions du globe, mais pas partout. Ce que je réfute, c'est l'erreur de ne pas distinguer l'écart mesuré ET l'erreur d'incertitude. En science, pour avoir des données significatives, il faut que celles-ci soient de grandeur supérieure à l'erreur d'incertitude. Et ce critère est fondamental dans les sciences.

Il y a au moins deux sortes de sceptiques : ceux qui nient sans expliquer, et ceux qui doutent au moyen d'indices dénonçant des lacunes réelles de la pensée unique.

J'ai des arguments intéressants mais je n'ai pas assez de temps ce midi pour tout raconter en détail, je suis très pris par mon boulot et j'ai peu de temps libre. Je veux juste résumer ainsi : aucune théorie scientifique n'est fondamentalement fiable, le moteur de la science est le doute par lequel on essaie de trouver les lacunes, les oublis, les erreurs qui fondent une théorie. Par exemple, si on attribue l'effet de serre à une augmentation thermique d'un gaz à cause de gaz à effet de serre, il existe plusieurs autres causes qui peuvent expliquer une augmentation thermique.
Savais-tu que la compression d'un gaz augmente sa température, et que sa détente (baisse de pression ou dépression) diminuait sa température ?
J'ai aussi pensé aux antennes radars (dans l'aviation civile et militaire) : les micro-ondes peuvent a priori être absorbées par l'atmosphère et réémettre des infrarouges réchauffant la Terre. Aussi, il y a la combustion du kérosène des avions : la condensation de la vapeur d'eau produite par combustion, ça émet de la chaleur pour passer à l'état liquide sous forme de goutelettes.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 11 Fév 2009 - 17:19

Salut

Citation:
Savais-tu que la compression d'un gaz augmente sa température, et que sa détente (baisse de pression ou dépression) diminuait sa température ?


Oui Smile

Citation:
les micro-ondes peuvent a priori être absorbées par l'atmosphère et réémettre des infrarouges réchauffant la Terre.


ça me fait un peu penser au projet haarp http://fr.wikipedia.org/wiki/HAARP

http://www.haarp.alaska.edu/
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Réchauffement climatique

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