Tout ce que tu as décrit est bien exact.
Si la célérité était infinie, la conséquence dans la théorie de la relativité
serait que l'univers serait plat, et donc la gravitation pourrait
ne pas y exister, la masse non plus, et le temps non plus.
Ce qui impliquerait l'absence de quanta, ou plutôt leur non-sens.
Une infinité de quanta, chacun ayant une quantité nulle d'énergie.
En effet, en prenant la transformation de Lorentz,
gamma = racine carré de (1 - v²/c²) avec v la vitesse d'un
objet matériel et c la célérité de la lumière, il n'y aurait plus
de relativité du temps ni de l'espace.
De plus, l'instantanéité des événements implique soit l'inexistence
du temps, soit un espace infini.
Dans le cas d'une célérité nulle, tout concept de mouvement serait
impossible. Les solutions des équations relativistes seraient dans l'ensemble des nombres complexes, et pas dans l'ensemble des nombres réels. Ce serait là un univers fortement distordu et plissé, dense, une singularité. L'existence même des quanta est incertaine, peut-être un quantum unique d'énergie infinie. Nous aurions alors un univers complètement quantique, soumis à l'incertitude et le hasard total.
Dans les deux cas, célérité infinie et célérité nulle, nous nous apercevons
que le concept de quantum est malaisé. Seul un monde fini permet la
quantification de la matière, et la notion de connaissance et d'information.
Notre conscience trouve que notre univers est cohérent, intelligible,
parce que qu'il est fini, donc quantifié. Des univers non quantifiés
sont indescriptibles et sont un non-sens.
Le temps est un non-sens dans la nullité ou l'infinitude de la célérité,
ce qui rend l'existence de tels univers impossible.
Cependant, des célérités finies et propres à des univers parallèles
au nôtre sont des possibilités. Cependant, une célérité plus petite
ou plus grande entraîne des valeurs différentes pour le temps, la masse,
l'espace, les 4 forces fondamentales... Des célérités différentes impliquent
des univers différents, mais tous quantifiés.